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Les Chianti bientôt inscrits à l'UNESCO

           Le vin partage la vie des hommes en Méditerranée depuis maintenant plus de deux millénaires. Si l’on attribue à Léonard de Vinci, la citation suivante : « Je crois que le bonheur vient aux hommes qui naissent là où l’on trouve le bon vin », c’est car même l’un des plus grands génies de notre temps a su voir l’importance de ce breuvage pour l’Homme. Italien et amoureux de la France, où il finira ses jours, il avait compris que ces deux pays partagent une histoire riche et complexe avec le vin, qui continue de nos jours à mettre en valeur nos patrimoines respectifs. C’est dans l’intérêt de préserver un tel patrimoine que l’UNESCO mit en place en 1972 son programme de préservation du patrimoine mondial. En Italie, nombreux sont ceux qui arpentent la célèbre route des vins en Toscane dont font partie les vins du Chianti. Riche de son histoire, la région du Chianti a dévoilé l’année dernière être candidate à la classification au patrimoine de l’UNESCO.

           Afin de cerner le contexte viticole, il convient d’analyser son rapport avec le patrimoine mondial. La Convention du patrimoine mondial contribue à la sauvegarde des sites naturels et culturels à travers le monde dans le but de les transmettre aux générations futures. Créée le 16 novembre 1972, elle compte un total de 194 pays membres en son sein, dont 167 comptant au moins un site inscrit. De plus, elle possède un liste qui recense tous les sites appartenant au patrimoine mondial avec 1154 biens inscrits, dont 897 biens culturels, 218 naturels et 39 mixtes répartis dans 194 pays membres. Les Etats parties sont tenus de prendre soin des monuments qui se trouvent sur leur territoire ainsi que de protéger ceux dont les pays n’ont pas les moyens de le faire. Cela crée donc une coopération mutuelle des Etats dans l’optique de préserver des sites à valeur unique et exceptionnelle pour l’humanité ; on parle même de « patrimoine de l’humanité ».

 

           De plus, le Comité du patrimoine mondial joue son rôle de surveillant en demandant aux Etats parties un compte-rendu sur l’état de conservation de leurs sites, ce qui lui permet d’être au courant de la situation dans chacun des sites de l’UNESCO et de résoudre d’éventuels problèmes que pourraient rencontrer les Etats. La signature de la Convention engage les Etats parties à prendre soin de leur patrimoine national (conservation et protection), moyennant finance. En effet, le Comité s’engage à verser chaque année plusieurs millions d’euros aux pays membres dans une optique de préservation des sites culturels et naturels.

 

           A travers la préservation et protection des sites naturels et culturels du monde, il y a un engagement commun des Etats parties de laisser un héritage pour les générations à venir. La notion de transmission est profondément ancrée dans l’UNESCO et s’inscrit comme sa finalité principale. En effet, toutes ses actions pointent vers le même but : transmettre le passé aux générations actuelles et futures.

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